Toutes les guerres sont ainsi issues des Ténèbres, et c'est l'intolérance qui règne entre les nations, qui s'explique à son tour par l'avidité de pouvoir qui domine les dirigeants et les gouvernants, qui les fait éclater. Mais, si c'est la volonté des hommes de faire le Mal qui entraîne ainsi des luttes et des dévastations et si l'on entre en guerre, c'est cependant l'État agresseur qui est responsable, quelle que soit la forme des hostilités, ceci valant aussi bien pour la guerre d'agression que pour la guerre qu'il impose à l'autre, et à ses alliés qui se voient forcés de se défendre. Et tant que la nation attaquée ne fait que défendre son territoire et ses droits, l'agresseur reste seul en tort, mais à partir du moment où elle envahit le pays de son adversaire et qu'elle l'attaque, au lieu de se limiter à se défendre, elle partage avec lui la responsabilité de tout ce qui se passe lorsqu'elle a franchi la frontière ennemie. (Les mêmes règles valent pour les batailles qui ont lieu dans les mers ou dans les airs.)
Les victoires ou les défaites des parties belligérantes ne peuvent jamais être attribuées à Dieu. Il ne participe jamais aux conflits, ni du côté de l'agresseur ni du côté de l'agressé, et Il n'écoute que les prières dans lesquelles on L'implore de rétablir la paix, mais Ses inlassables tentatives de parler aux dirigeants par la voix de leur "conscience" sont presque toujours négligées.
Le vainqueur triomphe de son adversaire grâce à sa supériorité numérique, stratégique, etc., ou par la haine que toute la population éprouve pour les ennemis et par sa volonté unanime de les vaincre. Mais jamais une victoire n'est remportée grâce à l'aide de Dieu.
Tout être humain - qu'il soit civil ou militaire - qui vante, qui défend ou qui glorifie la guerre par écrit ou en paroles, au lieu d'en dépeindre l'horreur et de montrer à ses congénères le caractère avilissant et bestial de cette machination des Ténèbres, prend sur lui une très lourde responsabilité, et lorsqu'il quitte la vie terrestre, il doit rendre des comptes détaillés à Dieu des motifs qui l'ont poussé à agir de la sorte.
Bien que les hommes se fassent la guerre et bien que Dieu n'écoute pas les prières où ils Lui demandent la victoire, Il ne cesse pourtant jamais de les suivre et, soit personnellement soit par l'intermédiaire des Cadets désincarnés, Il cherche à inciter les dirigeants à se repentir des événements. Et pour les amener à conclure la paix avant que l'une des parties ne se voie obligée de plier sous la suprématie de l'autre, Il cherche aussi de maintes manières à leur faire saisir l'injustice et l'usurpation dont ils se sont rendus coupables. Dans la plupart des cas cependant, ces tentatives sont aussi négligées par les hommes.

Pendant les batailles, les Cadets désincarnés se rassemblent en grand nombre là où la lutte est le plus acharnée, pour que leur présence puisse affaiblir les effets des Ténèbres et en détourner les accumulations que les passions débridées ne manquent jamais d'attirer sur les champs de bataille. Ils s'y rassemblent aussi pour pouvoir ramener à leurs demeures sur les sphères les milliers d'esprits qui ont été unis aux corps des victimes.
Tant que dure la guerre, les Cadets cherchent aussi à contrecarrer l'influence des Ténèbres en s'efforçant de faire naître des sentiments de compassion chez les hommes qui, directement ou indirectement, participent à la guerre, et en leur inspirant des actes de charité.

En temps normal, le patriotisme1 est un sentiment noble et généreux, mais il devient vil et dégradant lorsque le délire guerrier le transforme en égocentrisme et en présomption. Pour ce qui est de cette opinion trop avantageuse que l'on peut avoir de soi, pour ce qui est de cette suffisance, les Humains ne doivent en effet jamais oublier que tous les hommes et toutes les femmes de la Terre entière qui depuis les temps les plus reculés se sont élevés à un stade qui dépassait de beaucoup celui de l'Humain moyen et qui, pour servir la Lumière, ont marqué les civilisations de manière durable - et ce, dans les domaines religieux, moral, scientifique, social et politique - ont tous été des Cadets incarnés qui, guidés par Dieu, ont choisi de naître en des lieux où les conditions étaient propices à l'introduction d'idées nouvelles qui pouvaient mener à des progrès. Or, comme même les esprits humains les plus évolués ne sont pas encore parvenus à enrichir leurs congénères de manière sensible, que ce soit sur le plan spirituel ou sur le plan matériel, et qu'ils n'ont pas non plus été capables, spirituellement, de dépasser le stade purement humain, la suffisance et la présomption des hommes sont absolument injustifiées car c'est Dieu qu'ils doivent remercier de tous les dons qu'Il leur a fait parvenir par Ses envoyés.

Pour empêcher que les membres peu nombreux d'un gouvernement ou un seul chef d'État ne se laissent aller, par des imprudences ou par des décisions mal réfléchies, à provoquer une guerre funeste et meurtrière, tant pour leur propre nation que pour d'autres, l'ensemble des États devraient créer une institution supranationale composée d'envoyés de tous les pays et de tous les partis. Au lieu de fonctionner comme les conférences de paix qui se tiennent de temps en temps, cette institution devrait constituer un gouvernement permanent1, dont les membres seraient élus pour une période de plusieurs années, et à laquelle seraient déférés tous les conflits, tous les autres désaccords et tous les autres problèmes qui opposent les nations - parce que, quels que soient les conflits, ils doivent tous et peuvent tous être résolus sans violence et par les voies diplomatiques. Car, contrairement à ce qu'ils croient, les Humains ne peuvent en aucun point justifier devant Dieu qu'ils ont le droit de régler leurs désaccords par les armes et par la force.
Si toutes les nations et si tous les peuples, de l'Est comme de l'Ouest, voulaient se réunir pour s'efforcer ensemble de fonder une paix durable, ils peuvent être assurés que ceux du monde transcendant, guidés par Dieu Lui-même, les appuieront de toutes leurs forces. Mais il serait cependant vain d'essayer d'établir une institution supranationale avant que toutes les nations, de manière unanime et sincère, ne se soient décidées à fonder cette "paix éternelle". Et, une fois adoptée et entreprise, une telle coopération devrait être continuée parce que si un État se montrait déloyal en négligeant un accord conclu, la responsabilité dont il se chargerait serait très lourde puisqu'une promesse rompue attire toujours les Ténèbres sur celui ou sur ceux qui, en toute connaissance de cause, commettent un acte frauduleux et que ces Ténèbres entraînent alors sur le plan terrestre les enregistrements que l'Aîné a fait des événements à venir, entravant ainsi pour de longues années le laborieux cheminement des Humains.
Du côté terrestre, on a déjà formulé et présenté plusieurs propositions similaires à celle qui vient d'être formulée plus haut, mais jusqu'à présent, ces pensées n'ont pas reçu la sympathie ou la compréhension qu'elles méritent.
Avec la permission de notre Dieu et Père, cette proposition est présentée ici par l'intermédiaire de ceux du monde transcendant - c'est-à-dire les guides spirituels de l'Humanité - dans l'espoir d'attirer sur elle l'attention des Humains auxquels il appartient de recommander et d'organiser un tel accord dans les temps à venir.
Et lorsque sera arrivée l'heure où toutes les nations se seront mises d'accord pour conclure un pacte sacré qui les unit dans une paix éternelle, on devra aussitôt, et à tout jamais, cesser de fabriquer tous les matériels de guerre.
En concluant un pacte sacré qui unit toutes les nations dans une paix éternelle, les hommes jetteront les fondements qui permettront une coopération efficace et fructueuse entre les enfants de la Lumière et ceux de la Terre, coopération qui, en bien des points, facilitera le travail des Cadets pour l'Humanité - et surtout le travail des Cadets incarnés.
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