Les enfants de Dieu - les Aînés, les Cadets et les esprits humains - qui ont surgi de Son sein paternel, ont tous reçu la vie éternelle, mais comme Il n'oblige jamais personne à accepter ce qu'Il donne, Dieu a, en même temps, doté chacun des esprits créés d'une volonté libre, le libre arbitre. Il a ainsi limité Sa propre Volonté et Son propre Savoir. Et c'est grâce à ce libre arbitre qui est leur que les enfants de Dieu, au fur et à mesure qu'ils atteignent à un certain degré de maturité, peuvent eux-mêmes décider s'ils veulent accepter la vie éternelle ou s'ils préfèrent se refondre dans le sein paternel de Dieu.

C'est cette vérité que l'on retrouve, déformée, dans la doctrine bouddhiste, que certains interprètent dans ce sens que lorsque l'esprit humain est arrivé à la plus haute perfection, il atteint le "Nirvana" - c'est-à-dire qu'il se fond en la divinité. Initialement, Bouddha lui-même a enseigné que lorsque l'esprit humain parvenait à se libérer totalement de toutes les influences et de toutes les convoitises terrestres à travers de nombreuses réincarnations, il revenait à sa source - à la divinité - dont il avait surgi. Pour Bouddha, cette fusion, ou ce retour, n'impliquait pas la disparition de l'être individuel, mais créait, pour lui, un état d'unité indissoluble avec la nature divine, état serein auquel celui qui était revenu pouvait dans le calme contempler le spectacle qui se déroulait sur la Terre. Certains esprits très évolués avaient la faculté de parfois ressentir cette fusion dans la divinité pendant leur existence humaine, cela indiquant alors que l'esprit vivait sa dernière incarnation.

Tout ce qui a été créé, que ce soient les choses primaires (le transcendant) ou que ce soient les choses secondaires (les univers astraux), et tout ce que la déchéance des Aînés a fait surgir des Ténèbres peut, de par la Volonté souveraine de Dieu, se désagréger en ses éléments initiaux.
Tout ce qui existe et tout ce qui vit n'étant rien sans cette base universelle que sont la Pensée et la Volonté originelles - qui sont les causes initiales et les premiers commencements de tout ce qui est - Dieu, qui de par Son émanation autonome fut à même de devenir Créateur, pourra, lorsqu'Il le désirera, se décomposer Lui-même en tant qu'être personnifié et décomposer la création tout entière, c'est-à-dire avec toute chose créée revenir à ce qu'Il était depuis toujours et sans aucun commencement - revenir à la Pensée et à la Volonté - et Dieu maintenant la création par les lois universelles de Sa Pensée (les lois de la gravitation, de la cohésion, de l'adhésion, des forces centrifuge et centripète, etc.), ce qui est ne continuera à être que pendant le temps qu'Il le maintient.
Théoriquement parlant, Dieu peut ainsi se replonger Lui-même et replonger la création tout entière dans le "logos", mais Il ne le fera jamais car, par Son amour infini pour Ses nombreux enfants, Il s'est lié à tout jamais en leur promettant la vie éternelle.
A l'heure de Son émanation autonome, Dieu entraîna les Ténèbres sous la Lumière en leur imprimant un gigantesque mouvement circulaire à travers les flammes de Son être pour que la Lumière pût ainsi les absorber et les purifier.
Lorsque Dieu se décida à créer les univers astraux, les Ténèbres étaient encore loin d'être absorbées ou anéanties, et, avec leurs pôles latents, elles formaient un faible courant dans le cycle ondoyant de la Lumière.
Comme leurs vibrations (ou oscillations), même les plus rapides1, sont toutes beaucoup plus lentes que les vibrations les plus lentes de la Lumière, les Ténèbres en viennent constamment à former une sorte de dépôt dans les flots de Lumière. C'est ce qui explique que Dieu, lorsqu'Il créa les noyaux centraux des quatre soleils-mères, dut utiliser les vibrations moins rapides de la Lumière - vibrations que l'oeil humain est incapable de percevoir - qui encerclèrent alors les Ténèbres, dont la fréquence de vibration est beaucoup plus basse. Du noyau central des corps célestes jusqu'à leur périphérie, les vibrations sont de plus en plus rapides; la puissance de concentration de la Lumière ainsi que ses irradiations éthérées augmentant au même rythme, les couches extérieures des corps prennent l'aspect d'une enveloppe radieuse - imperceptible pour l'oeil humain - sans atteindre pourtant ni la puissance de concentration ni l'irradiation éthérée qui émanent des vibrations lumineuses dont Dieu, par la force de Sa Volonté, forma Son Royaume (le corps central).
Tous les corps dans les univers astraux étant, directement ou indirectement, issus des quatre soleils-mères initialement créés, leur composition est absolument identique. Mais comme l'éther (c'est-à-dire la Lumière et les Ténèbres qui y sont déposées) traverse et pénètre tout l'espace et donc aussi l'ensemble des corps dont se composent les univers, les noyaux sombres de ces corps diminuent graduellement au fur et à mesure que les vagues lumineuses en entraînent des quantités toujours grandissantes dans leur cycle purifiant à travers la nature flamboyante de Dieu.
Lorsque Dieu eut choisi la Terre comme lieu de séjour pour les êtres qu'Il avait pensé créer, Il forma un monde parfaitement beau des vibrations rapides de la Lumière - c'est-à-dire des vibrations éthérées - un monde qui, tel une sphère ou une couche sphérique, enveloppait le corps terrestre. Et c'était dans ce monde que Dieu voulait qu'habitent ceux de Ses premiers enfants qui seraient désignés pour guider les habitants de la Terre jusqu'à ce que leur tâche fût achevée. D'autre part, Dieu avait aussi décidé que les conditions climatiques devant régner sur la Terre elle-même seraient réglées par les irradiations émanant de ce monde transcendant, auxquelles viendrait s'ajouter l'effet des irradiations venant de l'enveloppe de Lumière éthéro-astrale qui entoure le soleil terrestre.
Mais, lorsque les Aînés commencèrent leurs essais en vue de créer, de grandes quantités de Ténèbres se dégagèrent de l'éther et détruisirent le monde de Lumière que Dieu avait formé autour de la Terre1. Ce processus même tira les pôles des Ténèbres de leur état de latence et au fur et à mesure qu'une partie de ces Ténèbres polarisées s'approcha lentement de la Terre, leur influence fit s'éveiller les pôles qui jusqu'ici avaient reposé, latents, dans le noyau sombre de ce corps. Plus les Ténèbres s'approchaient du noyau, plus elles se confondaient dans l'enveloppe de Lumière éthérée qui se trouve autour du corps terrestre, ralentissant ainsi considérablement la fréquence de ses vibrations. Au moment où les Ténèbres atteignirent son noyau, la Terre1 entière était assombrie et n'avait apparemment plus d'enveloppe lumineuse (celle-ci n'étant visible que du monde transcendant). Or comme la Lumière, grâce à la victoire que Dieu avait remportée sur les Ténèbres restera à tout jamais triomphante, elles ne parvinrent ni à anéantir ni à détruire l'irradiation de Lumière éthérée du corps terrestre. Elles ne firent que la souiller et l'obscurcir.
Bien que la fréquence de vibration de l'enveloppe lumineuse fût ralentie et affaiblie par les Ténèbres pénétrantes, l'irradiation de Lumière resta si puissante qu'elle put retenir - ou fixer - les Ténèbres qui s'étaient fondues dans le noyau sombre de la Terre. Par cette fixation, le principe vital des Ténèbres polarisées s'unit aux germes de vie que Dieu avait déposés dans l'enveloppe lumineuse - et ce fut ainsi qu'apparut la diversité de formes cellulaires. Ces cellules étaient soit bisexuées, soit unisexuées. Les cellules bisexuées se reproduisent et engendrent des formes nouvelles par simple division ou par d'autres processus de scissiparité. Pour les cellules unisexuées, par contre, les formes nouvelles sont engendrées par la fusion d'une cellule mâle avec une cellule femelle.

Certains microbes peuvent se reproduire selon deux principes. Certains bacilles pathogènes peuvent, lorsqu'ils vivent en parasites dans un corps, se reproduire par simple division; leur force vitale se trouvant par là graduellement affaiblie, la maladie s'estompe à mesure que meurent les bacilles ou lorsqu'ils sont devenus si faibles qu'ils cessent de troubler le fonctionnement normal du corps. Mais si le malade est réinfecté avec la même variété de bacilles avant la disparition des premiers bacilles, les derniers fusionnent avec les premiers, et le processus de division continue. Si les nouveaux bacilles sont très robustes, ils transmettent leur force vitale aux autres, et la maladie reprend son cours jusqu'à ce que leurs nombreuses divisions affaiblissent de nouveau la force vitale des bacilles. (La maladie peut naturellement être atténuée ou guérie autrement, par une antitoxine que le corps produit spontanément, par l'injection de substances antigènes, etc. La description donnée ci-dessus ne concerne que le cycle normal de la vie de ces bacilles.)
D'autres bacilles apparentés peuvent aussi fusionner ou s'absorber mutuellement pour se diviser ensuite. C'est de cette manière qu'apparaissent des variétés nouvelles qui provoquent aussi des maladies nouvelles.

Tous les germes de vie que Dieu, par la force de Sa Pensée et de Sa Volonté, avait incorporés dans l'enveloppe de Lumière éthérée qui se trouve autour de là Terre, portaient en eux l'empreinte de l'animal ou de la plante, c'est-à-dire de la forme que devaient prendre ces germes au moment qu'Il avait prévu pour leur apparition dans le monde de Lumière qu'Il avait voulu créer sur la Terre. Ces germes ayant cependant été éveillés à la vie terrestre par leur union avec le principe vital des Ténèbres, ils furent exposés à l'influence dénaturante, enlaidissante et dégradante de celles-ci. Or, comme l'enveloppe lumineuse avait fixé les Ténèbres qui avaient transformé le corps terrestre, la Lumière conserva sa puissance régulatrice, propulsive, isolante et harmonisante sur les cellules bisexuées ou unisexuées issues de l'union des germes au principe vital des Ténèbres ainsi que sur les formes nouvelles engendrées par ces cellules.
La prolifération des cellules bisexuées était la forme de reproduction la plus simple des Ténèbres et ne pouvant jamais mener à des formes plus évoluées ou plus complexes, elle ne pouvait pas créer même le moindre reflet des empreintes originelles que portaient les germes de vie donnés par Dieu. La fusion des cellules unisexuées (mâles et femelles), qui est régie et guidée par l'influence régulatrice et harmonisante de l'enveloppe lumineuse1, représente l'imitation aveugle et mécanique des Ténèbres de cette union consciente et voulue de la Pensée et de la Volonté originelles dont Dieu émana en tant qu'être personnifié.
Après des millions d'années, et sous l' effet de l'enveloppe lumineuse, les processus successifs de segmentation et de structuration cellulaires provenant de la fusion des cellules mâles et femelles firent surgir des formes de vie de plus en plus différenciées. C'est ainsi que se formèrent tous les tissus complexes dont se composent les os, les muscles, les nerfs, etc., et les multiples formes d'appareils digestifs, de procréation, etc., que l'on trouve aussi bien dans le règne animal que dans le règne végétal. Ces formes tendent sans cesse à se rapprocher des empreintes dont Dieu avait doté les germes originels, mais se trouvent depuis toujours entravées et contrariées dans leur élan par l'effet dégradant des Ténèbres. Et ainsi, tant que l'emprise de celles-ci sur le corps terrestre était beaucoup plus forte que le pouvoir de la Lumière, l'évolution de la structuration cellulaire fit apparaître des formes hideuses et bizarres, entre autres parce que les animaux, s'accouplant au hasard, s'éloignaient à bien des égards des empreintes originelles1 des germes1 au lieu de s'en rapprocher. Mais au fur et à mesure que le pouvoir de la Lumière sur les "Ténèbres dégagèes" augmente, les formes dénaturées des Ténèbres iront disparaissant, c'est-à-dire que les nombreuses espèces d'animaux hideux et nuisibles disparaîtront lentement au cours des milliers ou des millions d'années à venir. (Il en sera de même pour le règne végétal.)

Lorsque les hommes entreprirent de créer des formes nouvelles à partir des espèces animales et végétales existantes, ils devancèrent l'influence de la Lumière dans plusieurs domaines, mais les résultats obtenus ne parviendront cependant à se reproduire de manière organique, autonome et permanente que si l'on ne cesse pendant des siècles, pendant des milliers d'années - et peut-être pendant des millions d'années - de les traiter et de les soigner comme on le fait aujourd'hui, et en utilisant les mêmes méthodes. Si on les laissait évoluer librement, ces formes nouvelles régresseraient pour revenir, tôt ou tard, au stade auquel elles étaient arrivées grâce à l'enveloppe lumineuse qui, lentement mais progressivement, régularise, isole, adapte et harmonise.
Cependant, les formes terrestres n'atteindront jamais les empreintes dont Dieu avait marqué les germes originels, d'une part parce que celles-ci (celles du régne animal, par exemple) auraient dû évoluer sans se reproduire et sans mourir, et, d'autre part, parce que les Ténèbres ne pourront être totalement éliminées que lorsque la Terre elle-même sera détruite et désagrégée.

Lorsqu'ils créèrent les Humains, les Aînés avaient aussi voulu, par la procréation, conserver les types initiaux. Ils marquèrent donc les cellules reproductrices mâles et femelles d'une empreinte, d'une forme, qui correspondait au type humain que représentaient ces germes. Ces empreintes originelles (en dehors de toute perception humaine) devaient ainsi constituer le fondement des créatures des Aînés, et, par la procréation, elles devaient naître et renaître dans les générations à venir tant que les Aînés domine raient la Terre. Mais lorsque Dieu fit Sien le genre humain en unissant un élément divin au corps physique, ce corps fut mis sous l'influence harmonisante de la Lumière, et au fur et à mesure qu'augmentait le nombre des Cadets qui se laissaient Incarner parmi les Humains, l'harmonie qui habitait leur pensée, se transmettant par la procréation, influença les empreintes originelles dont les Aînés avaient marqué les germes de vie humains. Cette influence eut surtout pour effet d'embellir et de perfectionner l'apparence physique. Au cours des millions d'années pendant lesquels la Lumière et les Cadets ont ainsi influencé les corps humains en les perfectionnant et en les embellissant, certains des premiers traits caricatureux ont disparu des empreintes originelles des Aînés. Ce perfectionnement est surtout visible chez les peuples parmi lesquels les Cadets se laissent encore incarner.
L'ensemble des traits personnels qui caractérisent un être humain se trouvent, à tout moment, représenté dans ses germes de vie mâles ou femelles. Les traits et les dispositions extérieurs et intérieurs que chaque individu a reçu de ses ancêtres ainsi que ce qu'il a acquis pendant sa vie terrestre, reposent à l'état virtuel dans ses germes de vie, tant sur le plan astral que sur le plan terrestre, et peuvent, par la procréation, se transmettre à la progéniture2. Lorsque certaines conditions extérieures et intérieures coïncident, ces traits et ces dispositions latents peuvent surgir chez de nouveaux individus. Mais il peut aussi arriver que, de nouveau en raison de conditions concomitantes, traits extérieurs et dispositions intérieures soient retenus pendant plusieurs générations pour réapparaître par la suite chez quelques-uns ou chez plusieurs des individus de la même famille lorsque de nouvelles conditions s'y prêtent.
Grâce aux incarnations des Cadets, l'empreinte originelle des germes humains s'écarte de plus en plus de son aspect initial (aussi bien au point de vue astral qu'au point de vue physique), mais si les Cadets cessaient de se laisser incarner, la beauté qu'ils ont apportée aux corps humains disparaîtrait rapidement, et les corps se rapprocheraient à nouveau de l'empreinte originelle. Il en irait de même pour tous les perfectionnements psychiques que les Cadets, par la réplique astrale, ont apportés aux Humains: ces perfectionnements s'estomperaient lentement pour finir par disparaître presque totalement. Et si Dieu leur ôtait de surcroît l'élément divin, les Humains régresseraient effroyablement vite (au cours de quelques millénaires seulement) pour redevenir ceux qu'ils étaient lorsqu'ils sortirent des mains des Aînés, c'est-à-dire qu'ils seraient bien inférieurs aux peuplades actuelles les plus primitives et qu'ils seraient plus proches des animaux que celles-ci ne le sont. Comme les dernières traces de vie psychique que leur avaient apportée les incarnations des Cadets s'éteindraient aussi complètement, les Humains seraient à nouveau en tout et pour tout les créatures des Aînés.
En résumé: les règnes animal et végétal évoluent grâce à la Lumière, qui fait aller de l'avant et qui organise, et se rapprochent graduellement des empreintes originelles dont Dieu avait marqué l'ensemble des animaux et des végétaux qu'Il voulait faire vivre sur la Terre lorsqu'Il la créa. Le genre humain, lui, évolue, s'embellit et s'organise grâce à la Lumière et au travail des Cadets, et s'éloigne ainsi graduellement des empreintes originelles dont les Aînés l'avaient marqué à sa création.

Pendant que se forment les nouveaux individus, il peut aussi arriver que des circonstances concomitantes et l'influence des Ténèbres fassent régresser ces individus et les rapprochent des empreintes originelles. De même, les attaques des Ténèbres peuvent être si violentes que le résultat peut diverger de ces empreintes et donner une progéniture difforme et si c'est la base même qui a été détruite, les malformations, difformités et manques aussi bien astraux que physiques risquent d'être transmis à la progéniture. Mais lorsque l'infirmité ou la défectuosité d'un corps humain sont survenues d'une autre manière au cours de la vie terrestre (par amputations, par ablations d'organes, par le feu ou autrement), l'empreinte originelle reste intacte. C'est donc uniquement là où l'intervention directe des Ténèbres déforme le prototype que l'empreinte altérée peut devenir héréditaire.

L'enveloppe lumineuse ayant fixé les Ténèbres astrales et moléculaires, toutes les formes de vie terrestre, toutes les matières organiques et inorganiques sont apparues en doubles, c'est-à-dire que les formes dont la seule origine était les vibrations moléculaires des Ténèbres matérielles fixées - vibrations de particules relativement grosses - prirent une consistance d'apparence solide dans le monde terrestre, tandis que, vues du monde transcendant, ces formes semblaient brumeuses et irréelles. Par contre, les répliques qui provenaient des Ténèbres astrales fixées - c'est-à-dire de vibrations plus rapides de particules plus petites - ainsi que des vibrations affaiblies et ralenties de l'enveloppe lumineuse souillée prirent des formes et des figures d'apparence solide1 et visible vues du monde transcendant, tandis que, vues du monde terrestre, elles devaient demeurer invisibles aux yeux des Humaine à venir.
Il en est donc ainsi que l'enveloppe de Lumière éthérée qui entoure le corps terrestre fixa les Ténèbres qui se trouvaient fondues dans son noyau; ce processus amenant les vibrations astrales rapides des Ténèbres à s'amalgamer avec leurs vibrations moléculaires moins rapides, les vibrations plus rapides des Ténèbres astrales, leurs particules plus petites et leur faculté de cohésion et d'adhésion plus élevée vinrent renforcer les productions moléculaires des Ténèbres. A son tour, ce nouveau processus permettait à la Lumière de régler et d'équilibrer graduellement les productions moléculaires des Ténèbres sur la Terre, d'une part parce que ces molécules devenaient plus cohérentes pendant la rotation vibratoire et, d'autre part, parce qu'elles adhéraient aussi mieux les unes aux autres (dans la structure cellulaire par exemple). Ce perfectionnement avait été opéré par le fait que l'enveloppe de Lumière avait fixé et intensifié la faculté de cohésion et d'adhésion des particules de Ténèbres astrales. De plus, ce processus permettait aussi à la puissante énergie vitale de la Lumière et à sa force de cohésion et d'adhésion d'empêcher que ne se désagrège l'amalgame que formaient les productions moléculaires des Ténèbres et les répliques astrales - et qui pouvait être menacé par des facteurs pathogènes tels divers microorganismes et autres éléments nocifs. Dans les cas où le facteur pathogène pouvait être éliminé ou détruit, la désagrégation qui menaçait l'amalgame pouvait être enrayée et l'amalgame reconstitué par la force de cohésion et d'adhésion plus élevée de la Lumière. Comme la désagrégation totale, qui aurait entraîné la mort et la destruction, était ainsi prévenue, la durée de vie pour les formes terrestres animales et végétales, par exemple, pouvait se prolonger grâce à la reconstitution de l'amalgame qu'avait opérée la Lumière.
L'enveloppe lumineuse ayant fixé les Ténèbres déferlantes ainsi que leur principe vitel immanent, la vie possible pour les productions moléculaires de celles-ci fut améliorée et prolongée.
Si l'enveloppe de Lumière éthérée de la Terre n'avait pas eu la force de fixer les Ténèbres, la Lumière n'aurait jamais pu influencer les Ténèbres qu'avaient dégagées les Aînés, et s'il ne s'était pas désagrégé et dissous, le corps terrestre serait alors tombé sous l'emprise totale des Ténèbres, parce que l'éther aurait réabsorbé l'enveloppe lumineuse éthérée qui, elle, ne peut pas être détruite par les Ténèbres. Dieu n'aurait alors eu qu'un seul moyen pour rétablir l'ordre dans la dévastation survenue, celui de décomposer et d'anéantir la Terre, le Monde dévasté et Ses Aînés déchus, parce que, l'éther ayant dans ce cas également réabsorbé le Monde dévasté et les irradiations lumineuses éthérées de la Terre, les territoires conquis par les Ténèbres seraient à tout jamais restés coupés de la Lumière. Or comme Dieu a donné le libre arbitre à tous Ses enfants et qu'Il a ainsi limité Son pouvoir sur eux, Il n'aurait pas pu, sans rompre Sa promesse, exterminer les Aînés - si profonde que fût leur déchéan ce - parce qu'en agissant ainsi, Il aurait agi contre leur gré.
Dans Son omniscience, Dieu avait prévu tout cela, et pour donner à l'enveloppe éthéro-astrale de la Terre une concentration de Lumière qui fût beaucoup plus élevée que celle des autres corps célestes, que ce fussent des soleils, des astres ou des planètes, Il forma à partir des vibrations rapides de la Lumière éthérée un monde lumineux dont Il entoura la Terre, un monde que les Ténèbres devaient par la suite dévaster. L'enveloppe lumineuse de la Terre en devint si concentrée que de son stade éthéro-astral, elle devint éthérée, et ainsi à même de retenir les Ténèbres déferlantes. Il devint alors possible - si certains des enfants de Dieu cédaient aux Ténèbres - de rétablir l'équilibre par l'influence de Dieu et de la Lumière, influence qui devait s'accroître au cours des âges, bien qu'il fallût peut-être attendre des éternités avant que ne fût accomplie cette reconquête du territoire des Ténèbres - puisqu'il est évident qu'on ne pouvait jamais contraindre le libre arbitre des enfants déchus.
En réglant les choses ainsi, Dieu sauva Ses Aînés de la perdition irrévocable.
Comme les autres Ténèbres astrales, celles qui encerclaient la Terre et qui n'étaient ni fondues dans son noyau ni fixées par son enveloppe lumineuse, absorbaient une partie des rayons qu'émettait l'enveloppe lumineuse éthéro-astrale du soleil terrestre, la réplique astrale du corps terrestre avec tout ce qu'elle portait de répliques de la vie terrestre restait dans un état de clair-obscur sans jour ni nuit. Par contre, les rayons émanant du noyau solaire moins luisant (composé des Ténèbres déposées qu'encerclent les vibrations lentes de la Lumière) pouvaient assez facilement passer au travers des Ténèbres astrales et venir éclairer le monde terrestre, sans parvenir toutefois à éclairer sa réplique astrale. (Au cours des temps à venir, les vibrations les plus lentes qui entourent le noyau solaire deviendront visibles à l'oeil humain.)

Pour que les hommes puissent se faire une idée plus nette de l'état originel qui régnait sur la réplique astrale de la Terre, on va établir ici un parallèle entre les conditions astrales et un événement terrestre qui pourra donner une image approximative de cet état. En cas d'orage, de foudre et de tonnerre, par exemple - qui sont un des effets des Ténèbres visibles aux hommes - les lourds nuages noirs cachent selon la violence de l'orage une partie des rayons solaires qui, normalement, sont visibles à l'oeil humain. Bien que sa lumière semble avoir disparu, le soleil et ses rayons se trouvent néanmoins toujours derrière le mur épais que forment les nuages. Il en a été de même des Ténèbres astrales qui, encerclant toute la Terre, retenaient les irradiations de Lumière éthéro-astrale du soleil, qui ne pouvaient donc parvenir ni au corps terrestre ni à sa réplique astrale.
Selon le plan de Dieu, c'était ce rayonnement solaire qui aurait dû éclairer et illuminer la Terre.

Ni les rayons les moins luisants venant du noyau sombre du soleil, ni les rayons les plus luisants venant de son enveloppe lumineuse, ne seront jamais perceptibles ni à la vue des hommes ni à celle des animaux.